29 mars 2012

Dure vie que celle du backpacker



J'ai envie de reposter ceci sur mon blog, parce qu'à chaque fois que je vois cette image je me marre toute seule pendant 15 minutes, et ce clairement parce que c'est une vérité vraie que je n'aurai pas pu mieux retranscrire ^^

En effet, la vision qu'a la société sur le backpacker lamba s'approche assez souvent du néo-hippie révolutionnaire qui mange de la quinoa avec ses carottes bio. Alors certes, il y en a! Mais la majorité sont des gens tout ce qu'il y a de plus standard, de 18 à parfois plus de 40 ans.

En effet, les touristes avec leur petite valise à roulettes, qui te voient débarquer avec tes 18kg de backpack sur le dos, ton sac de bouffe de 5kg dans une main, ton sac d'ordi de 7kg dans l'autre, ont toujours cette petite phrase à balancer "Mais lol quoi, tu voyages avec ta maison ou quoi?" Heu comment t'expliquer... En un an, hé bien oui, on a tendance à accumuler hein ^^ Et puis on s'attache de façon un peu troublante à son sac, qui devient à la fois ta maison, ton pote, ton fauteuil et ton entraineur sportif personnel.

La grand mère qui pense que tu es dans une épopée épique à raconter sur manuscrit, checked! 

Les potes qui n'arrêtent pas de te poser des questions "alors, tu fais que sortir?", "fatiguée? T'as encore picolé?" (non, je bosse et je me lève à 2h30 du mat nondidju) "Et quoi il a un piercing?" (mention spécial à Yann pour celle ci ^^)...

La vision qu'on a de soi même est largement celle de l'aventurier, d'ailleurs je le dis au début de ce blog que j'avais l'intention de partir en mode "Indiana Jones" ^^ 

Et enfin... La triste, la seule et unique vérité dévoilée sur notre vie de routard : on passe le plus clair de notre vie dans des bus, des trains, des avions et des bateaux, à essayer de rattraper le sommeil perdu non pas en faisant la fête, mais dans un dortoir partagé avec 11 autres personnes qui ronflent et qui veulent lire jusqu'à 3h du matin (parce que oui, sachez le : sortir et faire la fête, c'est vachement trop cher pour un backpacker lambda, qui préférera se regarder un film au chaud, parce que Olala, les dvd sont gratuits dans cette auberge ci, faut en profiter!!) 

Haha... c'est presque triste en fait :p 

Allez sur ce, je vous laisse, je vais mettre me balader sur la playa :D 
(Je suis actuellement à Surfer's Paradise sur la Gold Coast. Oui ce sont de vrais noms je n'invente rien ^^)

Ze Soundtrack is back!

Je me rends compte que je ne mets plus beaucoup de musique par ici, et dieu sait que pourtant de la musique, il y en a tous les jours de mon voyage!




Shake it out - Florence + the Machine : parfait pour aller avec des paysages monumentaux genre en Nouvelle-Zélande...




Rise - Eddie Vedder (Into the Wild soundtrack) : Je mettrai bien tout l'album sur mon blog, c'est probablement la soundtrack de tous les backpackers de la terre, rien d'original ici ^^




Little Lion Man - Mumford & Son : juste parce que j'adore et que je l'écoute en boucle depuis deux semaines ^^


Hé tiens, oh, coïncidence des coïncidences (pour du vrai en plus), tous ces braves gens cités sur cet article se retrouveront à Rock Werchter cette année, et moi aussi! V'là une autre bonne raison de rentrer ^^

East Coast, NSW

Manly Beach, Palm Beach et The Entrance... Marie-Anne, une autre cousine de mon papa, m'a hébergé pour une semaine, et elle m'a montré de magnifiques petits coins de paradis :)
J'ai passé deux magnifiques semaines à Sydney, en "famille", ce qui fait énormément de bien!

Dans le ferry direction Manly

Manly Beach

The Entrance

Pelican feeding at the Entrance... Surement une des plus curieuses créatures du monde ^^

Palm Beach, aka Summer Bay, célèbre pour être la plage où sont tournées de nombreuses scène d'"Home and Away", un soap aussie (genre Plus belle la vie)

En attendant, passez sur Webstagram

28 mars 2012

Sydney

Outre l'Opéra, Sydney est plein de choses sympas à voir, d'endroits magnifiques à visiter, et de paisibles coins ensoleillés pour s'assoir et siroter un petit verre avec une vue imprenable sur le port. Quelques images plic-ploc :

La tour à droite, c'est là qu'on logeait, au 43e... Pas mal ^^




Vue de l'appart

C'est bien ma veine, je part le 28 -_-

J'ai déjà parlé de lui, le magnifique et monumental Harbour Bridge, qui a fêté ses 80 ans il y a une semaine. J'ai bien évidemment fait la promenade dessus, hé bien moi qui n'ai pas le vertige, ça m'a quand même bien impressionné, et je me sentais mieux près de la barrière intérieure ^^ Mais la vue... Rolala quel classe! Je m'arrêtais tous les 10 mètres pour prendre des photos, ce qui est fichtrement flippant, parce qu'on sent le pont qui tremble comme une feuille... *Gniiiih même pas peuuur*



Bref, voilà pour Sydney la magnifique! 

26 mars 2012

Sydney Opera House, Sydney, New South Wales, Australia

Ce coup ci, j'ai pu loger chez le fils de Bernie, Jonathan, qui a a peu près mon âge, et qui vit en plein coeur de la ville (Chinatown même). Il vit d'ailleurs au 43e étage d'un des grattes ciel de Sydney, autant vous dire que ce n'est pas anodin! C'est même plutôt dingue, la dernière fois que j'ai eu une telle vue sur une ville, j'ai du payer comme la touriste que je suis. Ce fut plus que génial d'être là! Et j'étais donc en plein coeur de cette ville incroyable qu'est Sydney. J'ai aussi eu un bol de malade au niveau du temps, il a fait tout simplement superbe pour toutes les journées que j'ai passé en ville. Ce qui m'a donc permis de tourister comme il se doit! :)

Première étape, et non des moindres : Sydney Opera House! Parce que oui, c'est de ça qu'il s'agit, depuis le début. Cette bâtisse incroyable qui n'existe que le jour de l'an dans nos petits écrans (ou bien quand on cherche Némo). Je traverse vaillamment la ville pour m'y rendre, légèrement intimidée par cette ville aux dimensions quelque peu monumentales. Et puis aussi parce que se balader en short h&m et en tongues devant Miu-Miu, Hermès, Burberry, Longchamps, Prada, j'en passe et des meilleurs... ça intimide, croyez-le ou non. Mais il m'en faut plus pour m'arrêter, et après une bonne vingtaine de minutes, qu'est ce qu'on voit là-bas au loin?!! Un bout d'Harbour Bridge! Harbour Bridge est légèrement moins célèbre que l'Opera House, et pourtant, il est tout aussi (si pas plus) impressionnant. C'est un gigantesque pont en acier qui traverse le port de Sydney, reliant nord et sud de la ville. Endroit d'où les feux d'artifice sont tirés le jour de l'an, vous l'avez surement aperçu si vous regardez le JT avant de fêter la nouvelle année.


Je continue fébrilement ma conquête de Sydney, et je dois dire que je n'ai jamais été aussi exaltée en me rendant quelque part. L'OPERA HOUSE de SYDNEY LES GARS, OUAIS! Après avoir entrevu un petit bout, je continue ma route, et puis finalement, ça y est, j'y suis. Je suis au pied de l'Opera House de Sydney (oui ça va on a compris).
Si je n'avais pas versé toutes les larmes disponibles de mon stock-à-vie en quittant la Belgique il y a 10 mois, je peux vous dire que l'émotion m'aurait fait verser plus d'une petite larme. C'est la consécration de 10 mois de vadrouille. Un gros gateau crémeux que je mange depuis 10 mois sur lequel on vient de me déposer une méga cerise toute fraiche et juteuse. Je fais le tour, je fais des photos, je touche, j'ausculte, j'analyse, je me penche au dessus, en dessous, sur les côtés. C'est une véritable merveille architecturale. C'est beau, et j'ai du mal à croire que j'y suis. Que dire de plus? Dans la vie d'une touriste, croyez moi, c'est quelque chose :)






L'Australie, c'est ça : c'est grand, c'est beau, c'est surprenant, c'est mystérieux et c'est inoubliable.

Australia ze return! - Blue Mountains, New South Wales

Hé bien hé bien le temps passe à une de ces vitesses!! Aujourd'hui, ça fait 10 mois que j'ai posé le pied en Australie! Ca devient redondant de dire que ça passe vite il me semble... Mais trop tard ^^

J'ai donc atterri sans le moindre problème à Sydney le 15 mars. A mon grand regret, j'ai du quitter la Nouvelle-Zélande, et j'ai eu, je l'avoue, cette sotte pensée : "Après avoir vu la Nouvelle-Zélande, l'Australie va me paraître toute plate et monotone". Archi-faux que je me réponds avec recul!
En effet, pour recommencer à barouder en Australie, j'ai été invitée à loger chez Bernie, une cousine de mon père, qui vit en Australie depuis ses 15 ans, autant dire qu'elle est une vraie Aussie. Elle et sa famille habitent Penrith, au pied des Blue Mountains, la plus grande chaine de montagnes d'Australie. Pas bien haute, mais suffisamment pour être appelée chaine de montagnes.
Et c'est donc par là que je débute la visite de Sydney!
Les Blue Mountains sont époustouflantes! Elles sont appelées ainsi parce qu'une sorte de voile de poussière bleutée les recouvre. C'est une végétation typiquement australienne qui tapisse ces montagnes, on appelle ça le bush. On y retrouve principalement des kangourous, des serpents, des araignées (oui bon c'est l'Australie quoi) et surtout des oiseaux de milleuh-couleureuh.
Absolument sensationnel (ha tiens je l'avais pas encore utilisé ce mot!).
On a été à plusieurs endroit différents étalés sur deux jours, le mari de Bernie étant un grrrand fanatique de  nature, hiking, camping ect... Ce fut deux journées intenses, qui ont fait appel à mes compétences en chamoiserie des montagnes acquises en Nouvelle-Zélande. Mes jambes ont moyennement apprécié l'expérience, mais comme le reste de mon corps à trouvé ça cool, ça compense!
En voici un infime aperçu :

L'incroyable Wentworth falls, imaginez que quand j'ai pris cette photo, il y avait des gens qui marchaient sur un ponton par dessus de la base de cette cascade, mais vous ne les voyez pas. Ca vous donne donc une idée de la dimension :) 


Govett's Leap

18 mars 2012

Aotearoa, suite et fin

Et voilà, j'ai décollé de la belle, l'indescriptible Nouvelle-Zélande. Ce fut un voyage enrichissant, où j'ai découvert une culture vaste, des gens chaleureux et courageux, et des paysages qui n'existent que dans les films.
J'ai appris plein de choses sur un peuple dont je ne savais rien du tout, les Maoris. C'est une culture fascinante, des gens autrefois en communion avec les éléments, des guerriers sans peur, des Hommes fiers. Je n'en ai pas beaucoup parlé pendant mon voyage, et pourtant ça m'a laissé une trace, et ça n'en rend ce pays que plus passionnant à mes yeux. Ils sont à la base un peuple des îles, similaires aux natifs des Fijis par exemple. 

Je conseille pour les âmes pas sensibles de regarder le film Once Were Warriors, le récit d'une famille Maori dans le monde moderne, un monde dans lequel les hommes sont alcooliques et violents avec femmes et enfants. Un film choc, qui marque, et qui malheureusement est la triste vérité. Et puis vous pouvez aussi entendre le chouette accent kiwi que j'aime beaucoup.
Pour la parenthèse, la Nouvelle-Zélande a été classée comme étant le pays connaissant le plus de violence faites aux enfants. Ce n'est bien entendu pas restreint à la population Maori, j'ai rencontré plusieurs Kiwis "d'Europe", qui m'expliquaient avoir subit la violence de leur père, mais ça n'avait rien de très choquant à leurs yeux. En tant que petite belge qui n'a jamais reçu une baffe de sa vie (j'étais un ange, que voulez-vous ^^), ça étonne quand même un peu que tout le monde le prenne à la légère comme ça! A savoir que les Kiwis sont quand même de sacrés picoleurs (tout comme leurs voisins d'Oz), j'imagine que ça a lien, mais là j'extrapole. D'ailleurs c'est une tendance vachement anglophone de picoler de la sorte, et ça c'est la parole de quelqu'un qui a passé beaucoup (trop ^^) de soirées en compagnie d'anglais, d'écossais, de gallois, d'aussies et d'irlandais qui n'ont jamais de leur vie prononcé la phrase "il vaut mieux que j'arrête". Eux, c'est le black out ou rien du tout ^^ 
Mais soit, revenons en à nos Maoris. 

C'est donc une culture fascinante, des artistes, des hommes qui respectent la nature, qui ont une hiérarchie très complexe et puis surtout, ce sont de grands guerriers. De véritables machines de guerre, ce qui explique aujourd'hui le talent des néo-zélandais dans un sport comme le rugby. Une grande partie des All Blacks sont Maoris et l'équipe est empreinte de cette culture. Bien entendu, tout le monde connait l'impressionnant Haka de début de match. La traduction veut dire, en gros, "vous allez mourir, on va vous piétinez comme des moucherons, on a la terre, le vent, l'eau et le feu avec nous, alors faites pas trop les malins parce que vos têtes on va les planter sur des piquets et on va vous bouffer la langue" (oui, en gros quoi ^^). C'était en effet une danse réalisée avant un combat, pour appeler les éléments, et pour prévenir les adversaires que ça allait barder. Les Maoris étaient des sédentaires, qui défendaient fermement leurs territoires.
C'est aussi pourquoi, lors de l'invasion anglaise en N-Z, les anglais ont eu le bon feeling de s'associer à eux plutôt que d'entrer dans une guerre sanglante, pour repousser les autres envahisseurs de toute sorte (bon ça a quand même été sanglant, la colonisation ça n'a jamais été une partie de belote au coin du feu hein). 
Un autre détail qui démontre que nos amis Maoris ne sont pas des chochottes : certaines tribus sont suspectées d'avoir été cannibales, ce qui en jette un peu quand on est une tribu guerrière je trouve. 

Pour clôturer cet article qui commence à être longuet mine de rien, et même si j'ai encore un petit millier de choses à raconter à propos des Maoris, et bien voilà, il est temps de fermer l'importante parenthèse Kiwi de mon blog, et les kangourous reprennent leurs droits! C'était un voyage bieeeen trop court à mon goût, j'aurai pu passer des mois et des mois à rester dans chacun des villages, faire toutes les réserves naturelles, toutes les plages, tous les glaciers, monter à cheval, sauter d'un avion, faire du snowboard, du rafting, du parapente… En bref, je n'ai pas le choix : j'y retournerai, le plus rapidement possible! :) 

Et sinon, je vais arrêter aussi parce que je pète une case dans cette avion, je n'ai jamais vu autant de petits vieux se lever pour aller aux toilettes, c'est carrément insupportable de se faire cogner le coude toutes les 3 minutes (ouééé une place couloir, j'adore -_-)

p.s. : Aotearoa, ça veut dire "The land of the long white cloud" en Maori, et ça veut dire Nouvelle-Zélande :)
p.s. 2 : J'ai écrit ceci en direct de l'avion le 15 mars, et là je suis dans les Blue Mountains, dans le New South Wales, à une 60aine de kilomètres de Sydney.
La suite tout bientôt!!

13 mars 2012

11/03 Lake Tekapo / 12/03 Christchurch

11/03 Lake Tekapo

En route pour Tekapo, sous une pluie gelée, oh oui! Il fait vaguement sec quand on arrive, le temps de me promener 10 minutes le long du magnifique lac, et puis la pluie est revenue à la charge, ce qui m'a dissuadé définitivement de faire quoique ce soit d'intéressant à Tekapo. 


12/03 Dernière étape : Christchurch

On démarre tôt de Tekapo, direction Christchurch! 
Christchurch, autrefois la seconde plus grande ville du pays, appelée "la plus anglaises des villes", en plein coeur de Canterbury, région du Nord Est de l'île Sud. 
Quand on arrive dans les parages de la ville, le chauffeur commence à nous expliquer les événements sismiques récents qui ont secoués Canterbury et principalement la ville de Christchurch, la voix pleine d'émotions.
Pour ceux que ça intéresse, parenthèse séismes :
Le 4 septembre 2010, un premier tremblement de terre a secoué la ville avec une magnitude de 7.1. L'épicentre était à 40km de la ville, le tremblement ayant eu lieu à 4h30 du matin, il n'a miraculeusement fait que quelques blessés, mais déjà pas mal de dégâts considérables, surtout parmi les vieux bâtiments.
Le 22 février 2011, peu avant 13h, un nouveau séisme secoue la ville, cette fois l'épicentre est à 10km du centre avec une magnitude de 6.8. Ce coup ci, 181 personnes ont perdu la vie, et la ville changea à jamais. Le plein coeur de la ville est complètement détruit, il ne reste qu'un champ de ruines, la grande cathédrale est par terre, et des centaines de buildings se sont transformés en tas de poussière. 
Le chauffeur nous raconte qu'il arrivait justement à Christchurch avec un bus chargé de backpackers, et on entendait à sa respiration saccadée qu'il n'était pas encore complètement guéri du traumatisme causé par la vision d'horreur de la ville dans le chaos. 
Depuis, la ville a connu deux autres tremblements importants, en juin et décembre 2011, qui n'ont pas fait de blessés ni plus de dégâts qu'il n'y en a déjà. La ville n'en est encore qu'à un stade peu avancé de la démolition, et il prendra plus de 10 pour reconstruire entièrement la ville. Depuis le premier tremblement en septembre 2010, la région de Canterbury a été secouée par près de 10 000 secousses, ressenties ou non par les habitants. Pourquoi s'acharner à reconstruire cette ville? Parce que c'est assez simple : toute la Nouvelle-Zélande vit avec la même épée de Damocles au dessus de la tête, et il serait absurde d'installer la ville à un autre endroit, puisque de toute façon les risques sont les mêmes partout. Les tremblements connus ici, aussi violents ont ils été, ne sont en gros notables qu'en tant que "vagues" de tremblements. Ca pourrait arriver n'importe où, et ne plus jamais arriver ici, d'ailleurs au jour d'aujourd'hui les scientifiques s'accordent à dire que la vague de tremblements de Canterbury s'éloignerai vers le Pacific. 

C'est en se promenant dans la ville qu'on réalise vraiment ce qu'a été cette catastrophe. On ne peut accéder qu'à un nombre très limité de rues, et dans ces quelques rues, il y aura un grand nombres de bâtiments en démolition, des chantiers et des terrains vagues. Les routes sont cabossées et rafistolées, la plupart des maisons, magasins, hôtels, restaurants… sont abandonnés, il faut changer sans cesse de trottoir pour contourner les chantiers, et puis je ne compte plus le nombre de vieilles églises qui jonchent littéralement le sol. C'est un spectacle vraiment déprimant, je dois dire que ce n'est pas de gaité de coeur que je reste 3 nuits sur place. D'un autre côté, on sent une véritable force chez ces Kiwis, qui veulent coute que coute reconstruire leur ville, et continuer à faire vivre ce qu'ils peuvent. Le musée est ouvert, et donne une très belle expo commémorative sur les tremblements de terre, le jardin botanique est superbe, et les quelques magasins et restos ouverts affichent fièrement "We are OPEN" sur leur vitrine. Mais dans l'ensemble, c'est vraiment un triste spectacle, c'est tellement facile d'imaginer à quel point la ville avait été magnifique avec sa rivière, son parc, ses nombreuses églises, ses petites rues décontractées…





Pour vous donner une idée, au bout de la rue, on était censé voir la Cathédrale 

Art Center

Voilà voilà, là tout de suite je ne sais pas quoi faire de mes journées puisque j'ai déjà fait le musée et les jardins, et qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire… J'espère pouvoir revenir un jour, et voir cette ville dans un bel état, comme elle l'était autrefois!

Et pour la petite histoire, je loge dans une prison transformée en backpacker (Encore, je sais ^^). Ici on dirait vraiment une prison genre "Shawshank", c'est très rigolo, super bien aménagé et finalement vachement cosy. 

11 mars 2012

10/03 Dunedin : Highlanders vs Waratahs!

Etant à Dunedin, et bien je me sentais quand même un peu forcée de supporter l'équipe de Dunedin hein ^^ Donc on est parties acheter des drapeaux et du maquillage bleu et jaune! Ici c'est une véritable religion le rugby, encore plus qu'en Australie. Les mômes sont plongés dedans dés leur plus jeune âge, par exemple le programme télé du matin s'appelle "Small Blacks", et est animés par plusieurs anciens All Blacks (équipe nationale et littéralement vénérée). Les gens portent des fringues estampillées All Blacks à toutes occasions, et les drapeaux flottent un peu partout, à tout moment de l'année. Plein de choses avaient été peintes en noir pour la coupe du monde de Rugby qui a eu lieu en Nouvelle-Zélande en septembre 2011, et on trouve encore énormément de panneaux et drapeaux "WE WON".


Les portes du stade Forsyth Barr s'ouvrent à 17h, et un premier match de deux équipes locales comblent le temps jusqu'à 19h. Après, l'ambiance grimpe en flèche, musique à fond, mega ambiance dans les supporters (principalement en jaune et bleu hein), une fanfare dans les gradins, des danseurs et mascottes sur le terrain, des cornemuses, des kilts et des tongues... Kiwi party quoi!


Le match était pas franchement très bon, la plupart des points ont été marqués sur des penalties, ce qui est quand même moins marrant que quand les mecs arrivent à cavaler jusqu'à la ligne pour marquer un essais. Enfin soit, c'était chaud patate pour les Highlanders,  qui ont réussis à dépasser d'un point les Aussies à 10 minutes de la fin, ce qui laisse les Kiwis vainqueurs avec 18 contre 17! 
C'était absolument génial, l'ambiance était du tonnerre, c'était comme un gros festival où tout le monde est là pour faire la fête, en famille, entre amis, et avec n'importe qui. Il y avait des petits mômes de 10 ans qui gueulaient "WARATAHS YOU SUCK", et des vieux qui encourageaient leurs joueurs avec des "COME ON MATE!!" tonitruants. C'était vraiment excellent, je suis ravie d'y avoir été!! 

Go Highlanders!

Qu'on ne me parle plus jamais de ce pathétique sport de comédiens qu'est le football, je suis définitivement convertie à la religion du rugby! 

09/03 Dunedin

En grimpant dans le bus pour Dunedin, le chauffeur nous prévient que la ville sera en effervescence à cause d'un match de rugby. Ni une ni deux, je vais lui demander où, quand, comment, et finalement au lieu de rester une nuit à Dunedin comme je l'avais prévu, je me retrouve à réserver une seconde nuit, pour pouvoir assister au match! Première chose faite une fois à Dunedin : prendre un ticket, sweet as! (Ca veut dire cool en langage kiwi). C'est un match qui oppose les Highlanders, l'équipe d'Otago, la région dont Dunedin en est la ville principale, contre les Waratahs, l'équipe du New South Wales en Australie. Gros match, grosse ambiance et bonne soirée au programme! Ca sera pour samedi soir ça.
En attendant, une petite visite de la ville s'impose! Une charmante petite ville aux accents écossais, en effet elle a été construite par des écossais, et porte le surnom de "Little Edinburgh". Ca explique aussi que leur équipe de rugby s'appelle les Highlanders, et que la mascotte porte un kilt et joue de la cornemuse. 


Et puis pour combler la soirée, je vais au ciné avec une fille rencontrée dans le bus. On va voir "War Horse", alors ok ça n'a rien à voir avec la Nouvelle-Zélande, mais faut que je partage mon avis sur le film : Encore un film où les chevaux s'éduquent comme des chiens, où la réaction du mec qui tient un cheval énervé c'est de secouer les bras en l'air en hurlant, et où un cheval qui traverse à fond de charge 3 barrières de barbelés consécutives s'en sort avec quelques griffes. Bon sinon c'est pas un si terrible film que ça, disons que c'est juste la cavalière qui se planque en moi qui n'arrête pas de souffler quand elle voit des aberrations équestres ^^

10 mars 2012

08/03 Queenstown - Skyline & Tiki Tray

Le 07/03, il faisait plutôt froid, mais le ciel s'était découvert. J'en ai profité pour ne rien faire d'intéressant. Je gère ça plutôt bien ^^

Le 08/03, il ne me reste qu'une semaine en Nouvelle-Zélande! Miséricorde, ça passe tellement vite! 
A 9h je décide de grimper la montagne! Il y a une télécabine pour monter du centre ville jusqu'en haut d'une petite montagne (juste 800m d'altitude). Le ciel est magnifique, pas un seul nuage à l'horizon, c'est le jour idéal pour avoir une vue imprenable sur la vallée, le lac, et les montagnes alentours! Donc c'est parti, je vais jusqu'aux télécabines.

Les télécabines c'est pour les feignasses!

Je vois qu'il y a un chemin qui mène jusqu'en haut, décrit comme "a steep zig-zag track" qui prendra une bonne heure. Une heure, une heure… Ca c'est probablement quand on est un bouquetin. Si comme moi on est un être humain, on mettra le double ^^ Quand ils disent "steep" (raide), ils le pensent vraiment, je confirme. Sur certains bouts de chemins je devais regarder en haut pour voir la suite du trajet, 20 mètres plus loin. Ma technique pour ne pas faire demi tour en apercevant ces montées à pic, c'est de regarder mes pieds jusqu'à ce que la pente devienne moins raide… On s'adapte hein!

Alors je sais pas vous, mais moi je le vois toujours pas le chemin ^^

Et puis c'était plutôt de l'escalade par moment, entre les rochers et les racines d'arbres, je m'arrêtais tous les 50 mètres pour reprendre mon souffle et je devais réfléchir par où passer, j'ai même cru m'être perdue à un moment, mais nonon, les panneaux étaient formels. 
Décidément, la Nouvelle-Zélande c'est un pays qui veut faire de toi un sportif, mais c'est surtout un pays qui veut te rappeler que tu l'es pas autant que tu le croyais! Et donc, après une escalade qui semblait sans fin, j'arrive eeeenfin en haut, alleluiaaa!

La vue largement méritée

La vue valait largement toutes les larmes de sang versées lors de l'ascension de ce bout de montagne! Une vue imprenable sur le lac Wakatipu, le Pic Cécile, les Remarkables, Queenstown, Frankston… Bref, de quoi s'en mettre plein les yeux pendant des heures. J'en ai bien eu besoin pour me remettre de la montée ^^ Et puis surtout, je commence à avoir un petit peu d'expérience en rando kiwi, et je sais que quand la montée est tellement difficile, la descente sera encore pire. 
On est à près de 800m du niveau de la mer, à 450m du niveau de Queenstown, et le chemin que j'ai emprunté fait 4km (on s'en fout, c'est juste pour que j'oublie pas ^^)

Explications

Après une heure trente à remettre mon coeur à un rythme normal, c'est reparti dans l'autre sens! Alors c'est certain, c'est bien plus rapide! Mais saaacrément plus douloureux! C'est tout le poids du corps qui atterrit lourdement dans les articulations des genoux et des chevilles, à chaque pas dans la pente raide. Et puis faut mettre les freins, pour pas tout dégringoler la tête la première, ce qui perso rend mes guiboles toutes flageolantes après 10 minutes ^^ Là j'aurai franchement adoré marcher avec les crampons de combat tiens. Enfin bref, comme je le dis c'est nettement plus rapide, j'ai en effet mis une heure, parce que bon, on est un peu emporté dans la descente quand même… Mais pfiou mes jambes elles en ont bouffé des marches, des racines et des rochers à dévaler! 
Une fois en bas, j'ai été m'étaler sur une petite plage du lac, au soleil, en plein coeur du village, avec une vue simplement splendide. Un véritable endroit de rêve, où je resterai bien pour toute la vie… 
Une chose est sûre : je reviendrai à Queenstown, j'ai un Bungy de 134m qui m'attend! Et puis j'adorerai profiter des sports d'hiver dans ce village, ce sont quand même les maîtres en matière de sports extrêmes, la Suisse c'est pour les chochottes :)

La tristitude de quitter un endroit pareil...

07 mars 2012

06/03 Milford Sound!

C'est avec Amel la parisienne que nous prenons la route vers 10h du matin, direction Milford Sound, à un peu plus de 3h de Queenstown! Il s'agit d'un fjord apparemment superbe, un des incontournables du pays.
Sur la route, palalalaaaa

La route jusque là est magnifique, incroyable, surréaliste. On traverse la chaîne de montagnes des Remarkables, qui portent bien leur nom. Elles ont servis dans le Seigneur des Anneaux pour beaucoup de scènes, dont celles du Mordor. On s'y croirait ^^ Sauf que les lacs qui bordent ces montagnes rendent ce décor simplement incroyable. On s'en met plein les yeux. Première étape : Te Anau, où on retournera après Miflord, et où je prendrai le bus pour retourner sur Queenstown alors qu'Amel continuera sa route vers le sud. Il fait beau, sec, et les lacs sont magnifiques. Ca s'annonce bien. On continue donc la route tranquillement, tandis que le ciel se couvre au fur et à mesure qu'on s'approche de Miflord. On grimpe dans la montagne, la route devient hyper sinueuse et raide, et on commence à voir quelques grandes cascades couler le long des flancs de montagnes, toute l'eau des glaciers. On arrive à l'entrée d'un tunnel qui passe sous la montagne sur un kilomètre. Le temps est devenu infâme, une grosse pluie martèle le pare-brise, mais pas grave, le spectacle à venir est simplement magique : en sortant du tunnel, on se retrouve dans une vallée, encerclée de gigantesques montagnes, dont les flancs étaient liserés de blancs : des cascades, par centaines. C'était tout simplement époustouflant, et le mot est faible. La brume et la pluie rendaient l'endroit encore plus irréel, et ça nous a carrément coupé la parole pour de longues minutes (choses qui n'était pas encore arrivé depuis qu'on était partie de Queenstown ^^). 
Une petite cascade pour se mettre en jambe

Une infime partie des cascades qui recouvraient les parois

Finalement, on arrive dans le parc national de Milford Sound. Malheureusement, le temps étaient tellement pluvieux que nous avons tout juste eu le courage de faire une balade de 20 minutes dans la forêt tropicale le long du lac au coeur du fjord, mais on ne voyait pas les montagnes qui étaient à plus de 100m, tant le brouillard était dense… On ne sera pas restée longtemps à Milford, et on n'aura pas pu admirer l'eau d'un bleu intense qui fait la célébrité du lieu, mais rien que pour la route qui nous y a emmené, ça valait amplement tous les kilomètres parcourus!

Bon bah normalement là où ils ont mis du brouillard il est supposé y a voir des montagnes. Et l'eau là, elle est supposée être bleue turquoise et transparente. On se fout pas un peu de notre gueule là? ^^

04/03 Wanaka / 05/03 Queenstown!

04/03 Wanaka

On est arrivé fin d'aprem dans le joli village de Wanaka. Un magnifique petit village dans le creux de la montagne, au bord du lac Wanaka. Je serai bien restée plus longtemps. Pas eu le temps d'y faire grand chose, à part une petite balade au bord du lac, et passer la soirée à jouer à un quiz dans un bar, équipe "Magic Bus" contre équipe "Kiwi exp", un autre bus de backpackers… On peut dire que l'ambiance était sympa ^^

Lac Wanaka

05/03 Queenstown! 
Départ tôt direction Queenstown, où nous sommes supposés arriver tôt. Supposé, parce que oui, là au milieu des gorges, nous sommes tombés en panne! Bien entendu, pas de réseau, et nous sommes à plusieurs kilomètres de… hé bah de tout en fait ^^ Le chauffeur demande à quelqu'un qui passe en voiture d'appeler la police pour nous. Finalement, deux bus vide sont passé, et nous ont embarqué pour nous déposer à la maison du saut à l'élastique, où nous avons attendu le retour de notre bus. La maison du saut à l'élastique, c'est Kawarau Bridge, là où le premier bungy a été fait. Un pont de 43m de haut par dessus la rivière. Magnifique cadre, et puis ils mettent les formes, avec une vidéo géniale sur le saut à l'élastique, avec des images de dingue. C'est à cet endroit qu'on peut s'inscrire pour faire le plus haut saut d'Austrasia, le Nevis, une plateforme à 134m de haut. Dommage que c'était cher et que j'avais fait un saut il y a moins de deux semaines, sinon je me serai fait le Nevis sans hésiter ^^ Mais bon, il faut faire des choix dans la vie… Mais je reviendrai, et je le ferai!

Kawarau Bridge, 43m!

Après avoir attendu plus de deux heures à la maison du bungy, le bus est de retour, wouuh! Et nous repartons donc pour Queenstown! 
C'est un village de montagne, au bord du lac. En hiver, c'est une station de ski super prisée par toute la Nouvelle-Zélande, mais aussi par les Australiens, c'est la porte à côté pour eux! Ca ressemble vachement à la Suisse en fait. J'adore! Un village aux allures de villes, la fête toutes les nuits, jusqu'à 4h du matin... Aïe ma tête. 
Dans mon dortoir, je rencontre une française qui fait le tour de l'île avec une voiture, et me parle d'aller jusqu'à Milford Sound le lendemain. Je décide donc de faire la route avec elle!

03/03 Franz Josef Glacier

C'est le grand jour, on embarque dans le car direction Franz Josef! On y arrive assez rapidement, vers 12h30 on est dans les parages de cette petite ville de 300 habitants (oui c'est mini)
On est plusieurs à s'inscrire à l'activité phare du coin : le glacier hiking, c'est à dire un trek sur le glacier Franz Josef! Après un briefing sécurité, après avoir chaussé des chaussettes de guerre, des boots de combat (un peu grande pour moi donc le guide me jette une seconde paire de chaussettes de guerre en me disant "that's the kiwi half-size" ^^), après s'être emparé de crampons, nous embarquons dans un bus direction le parc national du Glacier Franz Josef!

Sur la route, dans le Wild West

Boots de combat, chaussettes de guerre... Suis prête! 

Sur place, une marche de 3/4 d'heure à travers la rain forest nous mène au pied de l'impressionnant glacier. Une énorme vallée de roches, surplombées de montages, et au bout dans une crevasse, le glacier. Une superbe création de la nature, sorte d'énorme vague bleue de plusieurs kilomètres (11 en l'occurrence) figée par le froid. Incroyablement impressionnant! 
Nous sommes partis en grand nombre, les guides proposent de nous séparer en 3 groupes, des bons marcheurs aux plus tranquilles. Intrépide que je suis, je vais dans le groupe des bons marcheurs, comme si j'étais sportive tiens (ce pays commence à m'en faire douter ^^)
Une fois au pied du glacier donc, le guide nous explique un peu de quoi il s'agit, ce qu'on fait là, ce qu'on voit. Il nous explique que nous sommes, je cite, précisément sur un des endroits les plus dangereux du monde. Nous sommes pile sur un endroit ou deux plaques tectoniques jouent au bras de fer en se demandant laquelle est la plus résistante. En résulte toutes les montagnes, cratères, crevasses et vallées qui nous entourent. La topographie change sans cesse, certaines montagnes gagnent en moyenne un mètre par an. L'aspect dangereux de l'endroit se résume en trois mots tremblement-de-terre. Les sismologues donnent une moyenne de 300 ans entre les tremblements de terre majeures sur l'île Sud. Le dernier ayant eu lieu début 1700, vous imaginez qu'ici, on commence à y songer sérieusement. Surtout depuis le grand tremblement de terre qu'à connu Christchurch l'année passée (Plus de 7 sur l'échelle de Richter). Celui attendu risque de dépasser la puissance de 8 de magnitude (c'est à dire 30 fois plus puissant que celui de Christchurch), ce qui est, à peu de chose près, suffisant pour détruire (ou en tout cas rendre inhabitable) la majorité de l'Île Sud. Un tel tremblement de terre tuerai une grande partie de la population, qui n'aurai pas d'autre choix que de quitter leur superbe pays, et se rendre en Australie, le plus proche endroit en sécurité. (L'Île Nord ne sera évidemment pas épargnée par cet apocalyptique séisme).

Neige en vue, youhouuu!

Je dois dire que ça nous a tous un peu cloué le bec, et fait réfléchir sur la chance qu'on avait de voir cette véritable merveille de la nature, bombe sur le point d'exploser, ce pays qui n'existera probablement plus d'ici une cinquantaine d'années, et qui d'ici une dizaine d'années sera probablement déjà méconnaissable. Ca donne des frissons d'y penser… 

Après cette impressionnante et passionnante mise en condition psychologique, nous sommes prêts à affronter la sauvage nature Kiwi, et nous attaquons l'ascension du glacier! C'est une difficile escalade rocheuse qui démarre, nous sommes en réalité déjà sur le glacier, mais il est couvert de roches et rochers effondrés des montagnes alentours, ce qui en fait un énorme tas de cailloux extrêmement raide. Je dois dire que c'était une vraie galère ^^ Mais j'étais rassurée de voir que je n'étais pas la seule à souffrir, même les gars n'avaient pas l'air de trouver ça facile… Seul le guide grimpait tranquillou, en mode chamois des montagnes. Quand nous sommes presque sur la glace, nous agrippons fermement nos crampons de bataille, et ça y est, nous sommes enfin sur la glace!

Ze Franz Josef Glacier

Marcher avec les crampons, c'est carrément génial! On a la sensation d'être arrimé au sol, ce qui donne une bonne confiance en soi (ce qui n'est pas de trop quand on se balade sur un glacier). On suit des mini sentiers creusés pour la plupart le jour même, à l'envie et au savoir des guides. Notre guide creuse des marches devant nous quand c'est trop raide, il accroche des cordes le long des parois glacées pour nous donner un peu d'assurance, et il nous explique pas mal de choses intéressantes sur les mouvements incessants du glacier. Nous passons dans des couloirs, des tunnels, des crevasses, passons sous des ponts de glace, grimpons des marches improvisées, et luttons contre le vent de plus en plus violent. Le temps est superbe, apparemment il pleut 2/3 du temps dans la région, mais nous sommes des petits veinards, et profitons d'un ciel bleu, ce qui amène des vents parfois violents. Ce qui décide notre guide à arrêter l'ascension après 3/4 d'heure de crapahutage sur le glacier, il est préférable de faire demi tour, à regret. 3/4 d'heure dans l'autre sens, et nous arrivons sur notre montagne de cailloux préférée, qu'il faut cette fois descendre. Sans crampons, on est tout de suite moins à l'aise, et descendre est au moins aussi fatiguant que monter. Encore 3/4 d'heure une fois que nous sommes arrivé au pied du glacier dans la vallée, et ça y est, nous sortons de cette magnifique carte postale, destination la ville. 
C'était une expérience formidable, incroyable, d'autant plus qu'on avait tous gardé en tête cette petite idée qu'un jour relativement proche, il ne sera plus possible de faire ce qu'on vient de faire…

Petit bonus de la journée : nous avons accès aux "hot pools", chose vachement répandue par ici. En gros, il s'agit de petites piscines extérieures chauffées. C'était plus que mérité, et vachement apprécié! Une bonne heure à passer de la 36° à la 38° puis à la 40° au coeur de la forêt pluvieuse, et il est l'heure de se coucher, la tête pleine de glaçon fondu :)