12 septembre 2011

L'Australie et ses patates multicolores


"La chance, ça se provoque!"

a dit très justement un ancien ami d'école (Marcus, si tu passes par ici, salutations). Ca m'inspire un article tiens!

Je pense qu'on m'a dit à peu près 1000 fois que j'avais de la chance d'être ici. Bien sûr, jamais je ne dirai le contraire!
Mais au fond, si je suis ici, c'est parce que j'ai tout fait pour. L'Australie, j'en rêvais sottement depuis très longtemps, probablement depuis Bernard et Bianca. Puis aussi parce qu'il y a des années, une cousine de mon père qui habite Sydney est venue visiter la famille à Bruxelles, et elle nous a gardé à la maison mon frère et moi. Je devais avoir 5 ou 6 ans, et je me souviendrai toute ma vie de notre discussion à propos des pommes de terre de toutes les couleurs qu'on trouve en Australie ^^ Depuis ce jour, je me dis "Waw, l'Australie et ses patates multicolores, c'est fait pour moi!!"

J'ai pas perdu mon temps au 75.

L'idée a somnolé dans ma tête toute ma scolarité, j'aurai adoré partir après ma rhéto pour en refaire une en Australie, mais ce genre d'aventure ça coûte une vraie fortune, donc impossible. Au lieu de partir, je me suis inscrite au 75, où j'ai joyeusement complèté ma collection d'amis pendant 3 ans ^^ Et à ce moment, le but suprême pour moi n'avait qu'un nom, et une couleur : la belle et verte Irlande. Je ne jurais plus que part elle, et le but était précis dans ma tête : après le 75, j'irai en Irlande, coute que coute, peu importe le comment et le pourquoi. Je m'imaginais bosser mon mois de job d'étudiant, gagner mes petits 1000€, et prendre la route vers le pays de la Guinness. Et puis heu... Ma maman m'a gentiment fait remarqué que 1000€ c'était peut-être un peu short pour partir vivre dans un autre pays sans aucun autre plan que "je trouverai bien". Dooonc est venu à moi cette triste conclusion : si tu veux partir, va falloir te bouger le popotin, et gagner de l'argent. Après un interim des plus joyeux à Walibi, j'ai été embauchée au H&M du Shopping de Woluwé, à plus ou moins 8 minutes de chez moi, un sacré coup de bol.

Une fois que j'ai été embauchée fixe, ça a été bien plus clair dans ma tête : quitte à partir, autant partir loin, parce que c'est maintenant ou jamais. On ne sait pas de quoi la vie est faite, alors quand on a une occasion intéressante, il faut la saisir. Donc, j'ai contacté Marianne, la cousine de mon père, et elle m'a mis sur la voie du "comment partir". Après maintes recherches sur internet, j'ai trouvé ce que je cherchais : le visa Working Holiday, ce visa destiné aux jeunes avides de découverte et de voyage, qui n'ont pas papa et maman derrière pour payer l'hotel 5 étoiles et le taxi qui va avec. Un visa qui te donne le droit de bosser, et qui t'ouvre la porte du pays pendant un an. "Toi et moi mon petit visa, on va vite être amis!" que je me suis dis! C'est grace à Dolly Van Zaane que j'ai enclenché les manoeuvres finales du départ, puisqu'elle me proposait de venir chez elle (via le site HelpX qui est une vraie mine d'or). Donc hop, billet, visa, argent, tout s'est mis en place pour prendre mon envol. Et voilà, le 24 mai j'ai donc décollé, et ça fait presque 4 mois maintenant que je suis au pays des patates multicolores (j'aurai du appeler mon blog comme ça, damn!)...

No worries mate!

Et tout ça grâce à qui? A moi, tout simplement. Loin de moi l'idée de me venter, mais c'est la stricte vérité. J'ai voulu partir, j'ai voulu de l'aventure, j'ai voulu des découvertes, mais tout cela à un prix : un prix financier plus que certain, mais aussi un prix moral, parce que quitter famille et amis, ce n'est pas chose aisée. Et ce prix, je l'ai payé de ma petite poche.
Et je suis peut-être gros cou, mais je suis sacrément fière de pouvoir dire que je suis partie avec mon propre argent, gagné à la sueur de mon front.

Bien entendu, et ça n'a rien de secret, mes parents mon filé de bons coups de pouce financiers (en m'offrant, par exemple, l'assurance annuelle de voyage, qui a couté autours des 420€, ou mon backpack comme cadeau de Noël, ect ect...), mais aussi et surtout un super coup de pouce psychologique, tous les deux ayant été (et le sont toujours) une grande source de soutient et de réconfort, qui m'a donné envie de me bouger pour y arriver. Donc bien sur, j'ai papa et maman derrière moi, mais je suis fière de dire que financièrement, ce n'est pas le cas (pour l'instant en tout cas :p).

L'un dans l'autre, oui, j'ai une chance de dingue, d'avoir des parents qui me soutiennent et m'aident autant qu'ils le peuvent. La chance d'avoir des amis en or, qui ne m'ont pas encore oublié (pfiou :p), et qui rendront mon départ d'Australie moins difficile tellement j'aurai hâte de tous les revoir (oui toi là bas, c'est de toi que je parle!). De la chance d'être tombée rapidement sur ce job, de la chance d'avoir de la famille en Australie qui m'a donné envie de partir, plein plein plein de chance...

Ce que je tente vainement d'expliquer, c'est qu'en gros, n'importe qui peut partir n'importe où, il suffit de saisir la chance là où elle se trouve :)

Je vous laisse méditer là dessus, avec deux photos d'Hillarys, un port de plaisance super touristique... Mais très franchement, c'est aussi un peu pour ça que je suis ici!

(ha oui aussi... rendez vous dans un an pour mes aventures Irlandaises!)


2 commentaires:

Ka a dit…

non pas que je n'aime pas l'australie mais l'irlande ça sera plus proche de chez moi quand même :D
Tu viendras me rendre visite en Angleterre! ;)

MOLDAMOIMEME a dit…

OUAIII !! BRAVOOO !!!!! BRAVOOO !! ( standing ovation)